Les premières victimes de la crise en Europe centrale

Dans mon précédent billet, je dénonçais une solidarité a minima pour les pays de l’est de l’Europe. J’alertais sur les conséquences négatives pour des populations fragilisées et exposées au racisme ordinaire.

Il n’aura pas fallu attendre plus de 3 jours avant que les premiers signes de cette violence ne se manifestent. Hier à Tatarszentgyorgy, dans le centre de la Hongrie, on a enterré un père et son jeune fils, deux Rroms, victimes vraisemblables de la haine raciale qui se propage sur fond de crise économique. Les deux victimes tentaient d’échapper à leurs bourreaux qui avaient mis le feu à leur maison : ils ont été froidement abattus. L’enfant avait cinq ans. Deux autres jeunes ont été blessés. En un an, 7 Rroms sont décédés suite à des attaques xénophobes. Voyez le papier du Herald Tribune.

On connaît les arguments des racistes ordinaires en Hongrie : les Rroms profitent des aides sociales de l’Etat, restent en marge de la société etc…et finalement deviennent un danger pour la Hongrie en crise.

Ce sont là, malheureusement, les premières victimes de l’imbécilité crasse de nos dirigeants européens!

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Une réponse à Les premières victimes de la crise en Europe centrale

  1. toda dit :

    Ma fille vit dans les balkans, au nord de la Gréce: le racisme »ordinaire » envers les roms et les albanais y est impressionnant!
    On a l’impression de faire un voyage dans le passé de 50, 100ans…
    et je parle d’avant la crise!
    Certes, l’exode rurale y sévissait déjà, avec une économie à minima, quasiment autarcie, type béarn ou jura des années 50,mais je n’ose imaginer ce que cela va donner…

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